🪷 Pourquoi on marche lentement dans le zen ?
Si vous avez déjà assisté à une session de méditation zen, vous avez peut-être vu ce moment un peu étrange où tout le monde se lève… et se met à marcher très lentement, en rond, en silence.
C’est ce qu’on appelle le kinhin : la marche méditative dans le zen.
Et non, ce n’est pas une pause pour se dégourdir les jambes.
C’est une pratique à part entière. Et elle a beaucoup à nous apprendre.
🚶♀️ Pas une marche, une méditation
Le kinhin, ce n’est pas pour aller quelque part.
C’est rester dans l’instant tout en bougeant.
Chaque pas est lent, stable, conscient.
Le souffle rythme le mouvement. Le regard est posé, souvent baissé. Le corps suit un rythme simple, souvent codifié.
👉 Ce n’est pas une performance.
👉 Ce n’est pas une balade.
👉 C’est une méditation vivante, debout.
🧘 Pourquoi si lentement ?
Dans notre monde pressé, la lenteur est presque suspecte.
Mais dans le zen, marcher lentement, c’est retrouver la conscience de chaque geste.
Ressentez le sol sous vos pieds. Entendez le silence. Sentez votre souffle, votre poids, votre ancrage.
Vous redevenez pleinement là, pas dans votre tête, pas dans le futur. Juste… ici.
🌀 Le mouvement comme continuité du zazen
Zazen (la méditation assise) et kinhin ne s’opposent pas.
Ils s’alternent.
L’un vous ramène à l’immobilité, l’autre vous enseigne le mouvement conscient.
C’est une manière de transporter la présence dans l’action.
Et au fond, c’est ça le but : que la pleine conscience ne s’arrête pas au coussin.
🌿 Une autre façon d’habiter le monde
Marcher lentement, c’est refuser la précipitation, la distraction, l’agitation.
C’est retrouver une forme de dignité simple. Un rapport au temps plus doux, plus vaste.
Et parfois… c’est dans un seul pas qu’on sent tout l’univers marcher avec nous.
En résumé
Dans le zen, on marche lentement non pas pour aller plus loin, mais pour être plus présent.
Le kinhin est une invitation à intégrer la méditation dans le moindre pas.
Et ça change profondément notre façon de nous mouvoir… et de vivre.
